• Dénonciatrice, ma peau frissonne,
    Et de toi, juste à quelques mètres,
    Tu constates ce fait, et tu t’étonnes,
    Des envies ? Des sentiments ? Peut être.

    Dénonciatrice ma peau frissonne,
    La bourrique sans vergogne ose me trahir,
    Souvent elle frémit quand tu me sonnes,
    Tous mes ressentis tous, m’aspirent.

    Dénonciatrice ma peau frissonne,
    Chaque fois elle vibre quand tu m’étiole,
    Comment cacher ça, telle une championne ?
    Rien à faire, suis découverte comme une bestiole.

    Dénonciatrice ma peau frissonne,
    Quand soudain tout ton regard se pose,
    Je la sens se « mouver », la polissonne !
    Quand mon âme avoue ses ecchymoses.

    Dénonciatrice ma peau frissonne,
    Par tous les désirs que j’ai pour toi,
    Pas même les gourmandises, rien ni personne,
    Ne pourra estomper c’qu’j’ai pour toi.

    Dénonciatrice ma peau frissonne,
    Quand je te sais par delà le lointain,
    Subissant d’elle ses vagues, je m’abandonne,
    Très vite, tout l’temps, je t’espère mon galopin.

    Dénonciatrice ma peau frissonne,
    Quand tu t’approches, quand tu me frôles,
    A jouer ce jeu de résistance, de nonn’,
    Du premier qui craquera lors de nos rôles.

    Dénonciatrice ma peau frissonne,
    Les frissons envahissent mes hanches,
    Dès que tu me diriges me « tambouronne (!)»,
    De la nuque, et des côtes, je me penche

    …(ça peut durer longtemps… ! Allez encore un p'tit dernier)

    Dénonciatrice ma peau frissonne,
    Même celle de mon crâne qui désespère,
    Tant qu’la source de mon désir raisonne,
    Deviens petit à p’tit Bonne à tout faire.

    En voulez-vous encore ?

    ! ! !
    Bon ben... d'accord, c'est bien parce que c'est Vous.

    ! ! !

    Dénonciatrice ma peau frissonne,
    Dès que tes mains parcourent tout mon être,
    Elle palpite, tremblote, elle déconne,
    A l’instant où tes doigts me pénètrent.

    Et voilou !


    Image de Karen Seamon


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  • C’était un champ au matin que la rosée avait inondée,
    Les six heures à l’église, au fond du paysage de

    Cette Bourgogne vallonnée, nous les rappelaient,
    L’air était frais, le soleil rougissait le ciel et, face à moi,
    Les barbelés du pâturage confinant malgré l’espace
    Ce monstre de chair et de vie, narines fumantes à souhait,
    Nous regardait hébété… moi aussi d’ailleurs.
    Et toi, m’incitant à me baiser l’arrière de mon cul
    Et moi te disant « non ! » et toi insistant tant !
    Et moi te prétextant qu’il y a toujours dans les herbages
    Des vieux allant aux champignons, juste au cas où
    Ils seraient témoins peut être d’une scène comme celle-ci,
    Et le désir allant, et l’envie me chavirant, me bousculant,
    Et toi n’arrêtant pas de me parler de ces soi-disant vieux,
    Lesquels forcément se masturberaient en nous regardant,
    Te sentant tout contre derrière moi, tout contre là,
    Tes bras m’envoûtant si pressants, toi si bandant,
    Et toi exagérant sur ce cornu qui me prendrait fatalement,
    Aisément tu ripais vers tes délires en tous genres,
    Et puis, ta volonté à soulever ce qu’il fallait soulever
    Pour me caresser l’arrière train et tout le reste
    Et déjà je sentais, pendant que ce sacré taureau
    Continuait à rester immobile malgré les mouches, me fixait,
    Voyant par tout son pelage sa chaleur s’échapper
    Ta raideur me caressait la rondelle déjà humectée
    De ma suave et liquide Liqueur, venant de ma torpeur (?)
    A moins qu’elle venait de mon amour pour toi. D’un coup
    Dans un spasme je me cambrais et pire, et déjà tu essayais
    De t’enfoncer ! Et ce putain de bovin absurde et crétin me
    Regardant me faire défoncer… Et tout le temps où je t’ai senti t’infiltrer,
    M’agrippant à ces barbelés, je le regardais lui, cette masse,
    Sentant toute ta vigueur si vive en moi, entendant
    Certains de tes mots, qu’habituellement jamais
    Je n’aurais accepté de toi, mais l’excitation aidant
    Sans jamais t’arrêter de me parler de ce con de taureau
    (Pauv’ bête n’étant en rien dans cette histoire du reste)
    Toutes ces sensations toutes m’ont coupées le sifflé,
    M’ont clouées le bec et les idées, tout ça s’est chevauché,
    Enchevêtré si fort, si fort… oh mon Salopard ! tu me tues !
    Mais déjà, déjà… Je jouis avec toi.


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  • Virulent, tendre et généreux,
    Audacieuse je lui suis dévouée,
    Apeurée par tous ses sombres jeux,
    Lui guettant le moindre désir né.

    Guidée par mon bel éducateur,
    Je m’applique à suivre ses consignes,
    Alors j’ose folle toute mon impudeur,
    Il prend goût à constater ce signe.

    Cuisant lorsqu’il est dedans ma chair,
    Cet arsouille savoure mes parois,
    Me tenant bien court je me libère,
    Il s’amuse, se délectant de ça.

    Il m’accule ne me laissant le choix,
    Il m’empoigne me bouscule me fourre loin,
    Je me débats malgré mon émoi,
    Cette canaille, sotte ! n’est pas un Saint.


    Sculpture Antonio Cornella


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  • Au détour de mes pas qui m’emportent…
    L’entrebâillement d’une porte à la fente sombre,
    Le soleil caressant les ailés volant en nombre,
    Le rideau échappé aérien empli du souffle d’Eve,
    M’attire l’envie, je ralentis, je passe, je m'élève.

    Au détour de mes pensées qui m’engloutissent…
    L’entrée d’une cave invitant à l’humidité,
    Laissant échapper sa fraîcheur insoupçonnée,
    Me proposant sa moisissure comme doux parfum,
    De toute mon âme jolie, je glisse, je me retiens.

    Au détour de mes allers qui me sauvent…
    L’ouverture d’une grille incitant à se glisser,
    Par la brise me tentant vers sa grinçante bonté,
    Au détour des ruelles qui m’amènent, m’encouragent,
    Du bout des yeux imprégnés, je sombre, je rage.

    Au détour de mes envies qui me font femme…
    La chaleur étouffante plombée qui me tue,
    La boutique fermée tout au coin de la rue,
    La fraîcheur de l’autre saisissante plus loin,
    Silence suspendu des chats guettant, tu viens.

    Au détour de mes élans qui me perdent…
    La bassine, le fil tendu par le linge lourd,
    La lumière plombante écrase et rend sourd,
    L’ombre du fouillis de la verdure sauvage,
    Fond de cour éclatante, ne me rend pas sage.

    Au détour des rencontres qui me soulèvent…
    Une glycine pendouillante ombrant une terrasse,
    Un porche entr’ouvert ne me laisse pas de glace,
    Et ce cabouin rabougri langoureux entr’baillé,
    Ne me ménage pas l’âme ni même la pensée.
    Alors…
    Alors…
    Alors je sens cette émotion qui bouillonne,
    En moi ce tiraillement désordonné qui résonne,
    Me déchire et me prend et remonte jusqu’au cœur,
    M’empêche de respirer, je suffoque c’est l’heure,
    L’heure qui fait basculer mes idéaux, mes pensées,
    Je sens que grandissent et montent les assauts nés
    D'une vague violente qui me transperce, me chavire,
    Me tenant au bord là, seule face à mon désir.


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  • Choix difficile de textes sublimes
    Enchanteurs et doux à mes oreilles
    Par ma lecture haute lors de ces rimes
    Les sons de ma bouche m’émerveillent

    Aisément, sans complexe j’imagine
    Les corps, les caresses et les poses
    Une chaleur douce à rêver d’une pine
    Et patatra ! ma fève explose


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