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    Je deviendrai ton insolente,
    Tenterai de t'excéder quand,
    Lorsqu'en manque d'un rigide collier,
    Lors de nos jeux en espalier,
    Juste afin que tu comprennes,
    Où mes besoins, me traîn', me mèn'.

    Et te faire sortir de tous tes gonds,
    Par mes provoc', mes déraisons,
    Te résister de toute mon âme,
    Quand tout à coup tu me réclame,
    De par tes mots, et tes requêtes,
    Pour qu'enfin tu me soumette.

    Que tes ordres deviennent mes chaînes,
    Ne vois-tu pas ? Deviens sirène
    De tes flots, tes remous et ressacs,
    Moi ton bateau, toi mon arnaque,
    Dans ma tempête au goût de terre,
    Plie ma défense, mets-la à terre.

    Bloque mes gestes, mes effronteries,
    Deviens l'obscène de tes envies, qui
    Me labourent, et me malmènent,
    Juste pour la scène, prends bien les rênes,
    Et tandis que je te tourmente,
    Ne pas admettre ma déférente...

    Te braver et te combattre,
    Me détourner d'toi, O mon théâtre !
    Afin de t'amener là où je veux,
    Mais qui en fait mène le jeu ?
    Ne pas te dire, je m'en défends,
    Mes envies, mes souhaits, vois je me tends...

    Par toute ma pauvr' attitude,
    Accule-moi je suis si prude,
    Faux-cul et pire que tout cela,
    Lâche que je suis, je ne peux pas,
    Tandis que j'ose te résister,
    Tout ça pour pas me l'avouer.

    Pour pas m'avouer ce que j'aime tant,
    Ne m'laisse pas l'choix, mais plutôt prends,
    Prends, et tire bien sur toute la bride
    De nos envies, mon puissant Druide,
    Entre tes souhaits et puis les miens,
    Que mon félon plie tous nos liens.

    Dessin de Cameron Stewart : Vanesa


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    Et ça commence comme un poème,
    Où mes envies, toutes'me mènent.
    ...
    « A pas menus, menus,
    Je glisse vers vous, mon inconnu,
    Ne sais où ils vont me menés,
    Toi seul sauras bien me guider.
    Par toute ta bel' intelligence,
    Tu trouveras mes attirances.
    Par nos envies, vers nos délices,
    Tu sauras vite prendre calice.
    A tous tes jeux, moi ton jouet,
    Amuse-toi, et sois enjoué.
    Mon tendre et doux et dure traître,
    N'hésite pas à me pénètre.
    Même pour l'heure, si je ne suis
    Qu' une sombre méprise, un ennui,
    Je déploierai mon énergie, pour toi,
    Toi mon tout beau, et je déploie
    Tous nos maux et même pire !
    Ah Dieu du ciel, mais je transpire ?
    De part et d'autres de nos tourmentes,
    N'ayons craintes, sont toutes aimantes.
    Et prennent le chemin qu'on leur donne
    Mon tout joli, elles fanfaronnent !
    Alors, commence et prends le pli
    De tous tes jeux, et même les pis,
    Et souris de tout cela quand,
    Je te sens et vois tout tremblant,
    Face à moi, n'osant oser
    M'imposer, ni même me dicter.
    Allez ! Lâchez-vous, que dis-je !
    Soyez vous-même, même mon vertige...
    J'arrête mes élucubrations,
    Vous souhaite tant, Mon Ecusson !
    Soyez centre de mes blasphèmes,
    Et deviendrais votre bohème...»

    Image de Marcus Gray


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    Si ce soir tu étais en face de moi,
    Tu verrais dans quel état je suis, moi.
    Oui, tu pourrais savourer, et user,
    Voire abuser de toute ma personne, mais...
    Mais ce soir, tu n'y es pas...

    Si ce soir tu étais en face de moi,
    Tu trouverais les arguments et moi,
    Je me libérerais de mes chaînes, ah !
    Je t'inviterais à aller... bien au delà.
    Mais ce soir, tu n'y es pas...

    Si ce soir tu étais en face de moi,
    Je t'implorerais d'exagérer, pourquoi ?
    Juste te sentir encore plus fort, plus, et
    Pourquoi pas, carrément me violer !
    Mais ce soir, tu n'y es pas...

    Si ce soir tu étais en face de moi,
    Tu voudrais me forcer, m'abuser... Toi ?
    Je t'accepterais, nigaud... A Prends ton pied !
    Et pendant tes manies, à savourer.
    Mais ce soir, tu n'y es pas...

    Si ce soir tu étais en face de moi,
    T'aurais envie de me goder parfois.
    Par quelques jeux, quelques complicités,
    Tu pourrais m'inviter à me bonder.
    Mais ce soir, tu n'y es pas...

    Si ce soir tu étais en face de moi,
    Pour finalement te sentir en moi,
    Tu ne pourrais résister, contester
    Que mes léchouillages te font d'l'effet !
    Mais ce soir, tu n'y es pas...

    Si ce soir tu étais en face de moi,
    Tu m'initierais à me dénuder, vois.
    Cela m'exciterais... Juste t'honorer,
    A m'exhiber devant d'autres, tous bandés.
    Mais ce soir, tu n'y es pas...

    Si ce soir tu étais en face de moi,
    Devant tous les autres, me soumettre à toi.
    Par eux, caressée, doigtée, baisée, et...
    A toutes tes envies, tout accepter.
    Mais ce soir, tu n'y es pas...
    Mais ce soir, tu n'y es pas...
    Mais ce soir... Tu n'y es pas.

    Dessin de M.Gray_sunlight2


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  • Et à deux mains,
    Moi face à toi
    Deviens écrin,
    Bien au-delà...

    Et mon p'tit grain
    Galope crois-moi,
    Non je ne crains,
    Et puis pourquoi ?

    Pour toi vilain,
    Buvard ou soie
    Ma peau a faim,
    De tout de toi.

    Comme le bon pain
    Pétris, et vois
    Ton serpentin,
    Aller vers toi.

    Ton goût divin
    Que je perçois,
    Pour ta putain,
    Ton goût grivois.

    Bois tout ton vin,
    Tout’ ta Zelda,
    Humes-la bien,
    Et puis prends-là.

    Attend son nain,
    Malaxes-là,
    Entre ses reins,
    N’attend que ça !

    Et je mets fin,
    Oh mon narquois,
    A ces quatrains,
    Prends-en bien soin.

    Image de Roland Decrevel - Etreinte


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  • Nos papotages sur tout et rien,
    Nous bercent de joie… On se retient.
    D’un coup, un mot déclenche là
    Le début de nos jeux et, vois
    Dans quel état je suis pour toi.
    Toi, mon osé, osant aller
    Loin dans les termes, qui me laissent bée,
    Dès que tu prononces ces mots là,
    Je fonds et m’en remets à toi
    Et de mon cœur palpitant lourd,
    Ma respiration s’emballe, court
    Par delà mes principes niais
    Inutiles normes imposées.
    Je ne sais plus rien de rien, non,
    Ni même répéter tes Xpressions,
    Alors je deviens (effarée),
    Ta petite salope adorée,
    Just’ pour toi, ta pute chérie,
    Amuse-toi, ogre, mon joli.
    J’accepte ainsi tes disciples ordres,
    A ton arc je deviens ta corde,
    Tu me tends par tout’ ta ferveur
    Je me débats, à la bonne heure.
    Tu sais à ce moment précis,
    Que je ne suis plus moi, c’est fini.
    Pour toi au contraire tout commence,
    Tu m’entreprends, me presse me balance,
    Profitant que mes forces sont loin,
    Ne te gênes plus, savoure ta faim,
    Insatiable homme, tu persistes
    Tu prends tout, et tu insistes.
    Offerte entre tes griffes,
    Donnant, testant, décisif,
    Tu te laisse aller, deviens fou,
    Nous périssons vers tous nos goûts,
    Glissons allègrement ensemble,
    Damnée que je suis, je tremble.
    De tous nos penchants… partout,
    Devenons ivres par les mots doux.

    Sculpture de Nikos Makis (passion)


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